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24/10/2007
Nous prenons l'avion pour Lima, un peu plus chargés qu'au début de notre voyage. Olivier doit d'ailleurs payer une surtaxe pour 4kg en trop. Il aurait suffit qu'il ajoute un 2ème bagage en soute pour ne pas en payer. Bien que nous ayons pris la compagnie la moins chère (Taca), l'avion est un A320 en excellent état, peut-être même le plus récent de tous ceux que nous avons pris.
Nous revenons chez Henry, rejoints un peu plus tard par Luis. On a l'impression de les avoir quittés hier, que le voyage s'est passé très rapidement.
Nous passons l'après-midi au centre-ville de Lima, toujours guidés par Luis. Le centre de Lima ressemble à n'importe quelle ville moderne, ce qui n'est donc pas très intéressant par comparaison avec le reste de notre voyage. Nous ne visitons pas les nombreuses églises, l'entrée est payante. Il y a toutefois de superbes bâtiments de style colonial.
Avant de revenir à Callao, nous allons en bus jusqu'à un grand magasin, dans une immense rue remplie de boutiques d'informatique et de high-tech. Nous constatons qu'au Pérou aussi les animés japonais font fureur. Sauf qu'ici les versions pirates (que ce soit d'anime, de musique, de films...) se vendent partout, les originaux étant trop chers (même tarif qu' en France, ce qui fait beaucoup trop cher pour un péruvien). Théoriquement le piratage est illégal au Pérou, mais en pratique il y en a partout.
25/10/2007
Aujourd'hui nous allons passer la journée dans le port même de Callao.
en cours de rédaction...
26/10/2007
27/10/2007
28-29/10/2007
Posted by dns777 on November 4, 2007
22/10/2007
La fin de notre voyage commence déjà à approcher et pourtant nous n'avons pas l'impression d'être au Pérou depuis longtemps. Il nous reste à visiter le site le plus populaire du pays: le Machu Picchu.
Nous nous levons assez tèt pour prendre le train pour Agua Calientes, la ville qui est au pied du site. Il existe des routes alternatives, qui évitent de prendre le train (horriblement cher), mais nous n'avons pas assez de temps pour cela.
Le train est lent, inconfortable et fait souvent machine arrière à cause d'erreurs d'aiguillage. Je suis assis avec un couple d'américains et un autre américain qui travaille pour l'ambassade de La Paz (Bolivie).
Nous arrivons à Agua Calientes au terme de plusieurs heures. Le décor est assez différent de l'altiplano: il y a 1000 mètres d'altitude en moins et la végétation semble tropicale. Le temps est gris et couvert, on espère qu'il fera meilleur temps pour visiter le Machu Picchu (demain matin). Nous sommes logés dans un bon hètel sur la rue principale (la ville est assez petite, tout est à cèté et il n'y a pas de voitures).
Le guide du routard dit qu'il n'y a que 2 bons restaurants. Le premier étant complet, nous réservons pour le soir et nous allons manger à l'autre: le Govinda, un bon restaurant végétarien hindou.
David va aux thermes (comme le nom de la ville l'indique, il y a des sources d'eau chaude) pendant que Olivier et moi nous nous reposons. Ensuite nous allons dépenser l'argent qu'il nous reste au marché d'Agua Calientes, assez grand et varié. Les prix de base sont un peu chers, mais après négociation on retombe toujours sur un tarif normal.
Le soir nous mangeons à l'Indio Feliz. Le restaurant, tenu par un français est toujours aussi rempli. Le menu est un peu cher (comme d'habitude cher pour un péruvien, bon marché pour nous) mais complet et délicieux. C'est de la grande cuisine. La soirée se termine autour d'une bière dans un bar. Nous tombons par hasard sur notre amie australienne, qui nous raconte que le bus qu'elle a pris pour venir à Cusco a eu un accident. Elle a été légèrement blessée et a perdu une partie de ses affaires, mais cela ne l'empêche pas de continuer son voyage.
23/10/2007
Un petit-déjeuner avalé en vitesse et nous voilà enfin dans le bus pour le Machu Picchu. Le temps sur le site même est identique: de la pluie et de la brume partout, on ne voit rien.
Nous commençons par marcher jusqu'à la porte du soleil, qui est plus loin que nous aurions pensé. Certes on ne voit rien, mais cela donne une ambiance mystique intéressante, surtout que nous sommes presque seuls.
David et moi partons ensuite visiter le Wayna Picchu (une montagne à cèté) pendant qu'Olivier visite le Machu Picchu. Pour info, Machu Picchu veut dire vieille montange et Wayna Picchu veut dire jeune montagne. La visite du Wayna Picchu est limitée à 400 personnes par jour, mais en cette saison et avec le temps qu'il fait, aucun problème de place. Je ne suis pas très bien équipé pour cette randonnée: pantalon blanc et sandales de marche, alors que le sentier est étroit, glissant et salissant par endroits. Mais cette petite randonnée vaut le coup: la vue est magnifique, on surplombe tout le Machu Picchu et le rio Urubamba. Au sommet, on passe dans une petite caverne en se contorsionnant. Il y a d'autres randonnées possibles, notamment une grotte sur la même montagne où nous nous trouvons, mais nous n'avons malheureusement pas trop le temps et je ne suis pas bien chaussé pour cela.
Nous rejoignons notre guide un court moment (il ne raconte pas grand chose d'intéressant), finissons de visiter le site, puis repartons pour Agua Calientes. En résumé le Machu Picchu est un site surtout impressionnant par sa taille et son excellente conservation (les Espagnols ne l'avaient pas trouvé, donc pas détruit), mais son histoire reste mystérieuse (pourquoi les Incas ont-ils quitté la ville ?).
Nous mangeons à nouveau au restaurant végétarien, flânons un peu dans la ville, puis reprenons le train pour Cusco, où nous retrouvons l'américain de l'ambassade de La Paz. Notre agence nous fait descendre avant Cusco pour terminer le trajet en mini-bus, cela fait gagner 1 heure (c'est dire la vitesse du train).
Posted by dns777 on November 2, 2007
18/10/2007
Nous commençons les visites aujourd'hui. Nous rencontrons notre guide mystique pour les deux premiers jours, Adriel, un paco (et non pas un shaman).
Pour cette journée nous allons visiter beaucoup de sites dans la matinée, c'est un peu rapide.
Pour commencer, nous visitons le temple du soleil, dans Cusco même, sur lequel les espagnols ont construit un monastère.
Puis nous réalisons une cérémonie de Pachamama dans un lieu sacré, à la source d'un fleuve qui traverse Cusco. C'est une cérémonie d'offrande à la mère Terre et de purification. Ensuite nous avons médité à cèté de la source, baignés par le son de l'eau, de la flûte et de chants en quechua (l'endroit étant un peu refermé, l'acoustique était très bonne). David a enchainé avec un chant sacré bulgare. Nous sommes revenus au bus toujours au son de la flûte.
Nous visitons ensuite plusieurs sites proches de Cusco: Tambomachay (temple de l'eau), Qenqo (temple du Puma), et Saqsaywaman (et non pas sexy woman). Olivier n'était pas trop content, c'était trop rapide pour les visites.
19/10/2007
Pour notre deuxième journée, Adriel nous amène dans le quartier commerçant traditionnel pour acheter de la coca, et nous montre aussi les plantes médicinales.
Nous visitons la ville de Chinchero. Il y a une église, bâtie sur un ancien temple Inca. Elle est très décorée et contient des fresques racontant l'histoire de deux frères Inca qui se sont affrontés au moment de l'arrivée des espagnols. Il y a également des ruines Inca. Nous avons fait une cérémonie d'offrandes à Pachamama, dans un coin tranquille des ruines, avec l'assistance d'apus (des esprits de la nature).
ä Moray, qui servait de stockage pour la nourriture et les vêtements. Les Incas avaient jusqu'à 20 ans de stocks. Adriel nous y a fait la lecture de la coca sur notre futur (avec des précisions très impressionantes). Puis nous avons fait une cérémonie d'offrande à Pachamama, la plus importante qui nous ayons fait, avec beaucoup d'éléments (graines, pierres, minéraux, plantes, symboles), dans laquelle nous avons mis nos intentions les plus pures.
Après le repas de midi, direction ensuite Maras, des terrasses Inca disposées naturellement en cercle, qui servait pour la culture à expérimenter et acclimater différentes plantes (les Incas maitrisaient un très grand nombre de plantes). Nous sommes descendus au centre des terrasses (un centre énergétique important), pour effectuer en cercle un rituel de purification et de nettoyage de larves astrales, alimenté par les éléments terre, vent et feu... C'était tellement puissant et pur que nous nous sommes serrés fortement tous les quatre comme des frères de lumière.
Pour finir, nous avons visité les salines, qui contiennent 3500 bassins alimentés par une source salée naturelle. Le spectacle est très impressionant. Chaque bassin appartient à un propriétaire et se transmet de génération en génération depuis le temps des Incas. Le travail se fait à l'ancienne et il faut jouer aux funambules pour porter les sacs de sel de 50 kilos.
En revenant, nous avons eu un premier contact très intéressant avec Mario, un shaman ami d'Adriel.
20/10/2007
A partir d'ajourd'hui c'est visites touristiques classiques, en groupe.
Nous avons visité deux sites très importants du Pérou: Pisaq, un temple Inca en haut d'une montagne, avec en contrebas un ancien village, des cultures en terrasse et des tours de vigilance ; et Ollantaytambo, une forteresse Inca dressée sur le flanc d'une montagne, en forme de lama.
Nous n'avons vraiment pas perdu de temps avec la guide que nous avions, c'était de l'express.
Nous avons jeuné toute la journée en machant des feuilles de coca, pour se préparer à la cérémonie du soir avec Mario.
Mario est venu nous chercher pour nous amener chez lui, juste à cèté du site de Saqsaywaman et de la statue du Christ blanc qui domine Cusco. La cérémonie a duré 8 heures: 5 heures de préparations à base de prières (à la fois Inca et chrétiennes) et d'invocations spirituelles, puis 3 heures de thérapie personnalisée psychique et émotionnelle. A chaque mal absorbé par le shaman, il l'a expurgé à l'extérieur. Cela a été très marquant, bénéfique et inoubliable pour nous. Un moment rare dans une vie.
21/10/2007
Après une très courte nuit tous dans la même pièce, nous rentrons à pied, car le jour est férié et saint. C'est impressionant de voir Cusco, une des plus grandes villes du Pérou, avec le calme d'un petit village. Nous ne voyons aucun taxi, juste des touristes (plus que des péruviens).
Jour de repos puisque tout est fermé.
Posted by dns777 on October 22, 2007
17/10/2007
Aujourd'hui tout était ordinaire et bizarre à la fois. Il a plu une bonne partie de la journée.
Nous nous sommes installés dans notre nouvel hôtel, il est vraiment super.
David et Olivier ont acheté des médicaments. Pour David le résultat est spectaculaire: il a saigné du nez et a donc arrêté de suite son médicament. Pour Olivier ça va mieux.
Les vendeurs de cigarettes dans la rue nous ont proposé des drogues sans que l'on demande rien. Etrange que la police ne fasse rien, elle doit forcément être au courant.
Nous avons longuement discuté avec l'organisatrice de notre tour (nous ne verrons pas le guide mystique avant finalement). Discuté surtout sur le prix de ce qu'elle nous proposait. Nous sommes passés d'un prix exhorbitant à un prix acceptable, pour faire 2 jours de tour mystique puis le reste en tour normal.
Nous avons eu quelques problèmes mineurs, moi avec un changeur dollars-sols, Olivier pour copier la carte de son appareil photo sur CD/DVD.
En fait nous nous sommes surtout beaucoup énervés pour pas grand chose. Nous avons fini la journée tranquillement dans notre restaurant préféré.
Posted by dns777 on October 19, 2007
16/10/2007
Après 6 heures de bus (très confortable, nous avions pris une bonne compagnie), nous voici à Cusco. Nous pensions aller au Home Sweet Home de Cusco, mais l'hètel est situé en haut d'interminables escaliers (pas pratique pour David et Olivier avec leurs valises), il est plein et nous sommes arrivés plus tèt que prévu par rapport à notre réservation. Finalement nous sommes allés dans une pension de famille, mais nous ne comptons pas y rester longtemps, les chambres sont vraiment minuscules.
Cusco est une ville pleine de ruelles pavées très étroites et d'escaliers. Pas très pratique pour se déplacer en voiture, même les taxis ont du mal !
En plus de se faire harceler pour des restaurants, agences de tourime et boites de nuit, à Cusco on nous offre aussi des massages toutes les 10 secondes. On nous a même proposé des filles... Mais sinon c'est très sûr comme dans toutes les autres villes du Pérou, à part peut-être Lima.
Après un repas végétarien (encore !) dans un petit restaurant indien, Olivier va se coucher (jusqu'au lendemain), et David et moi cherchons à contacter la gérante d'une agence de tourisme mystique dont nous avait parlé Leo. Elle ne donne pas son adresse, c'est elle vient nous voir sur la place de Armas.
Elle va d'abord nous conseiller un hètel, géré par des bonnes soeurs (Hostal San Juan Macías). Le prix est très correct, tout est parfaitement propre et les chambres sont assez grandes. Nous le choisissons donc pour la suite de notre séjour à Cusco. Nous aurons même droit au petit-déjeuner inclus dans le prix.
Pour notre tour mystique, elle va nous faire rencontrer notre guide le lendemain à l'hètel et nous discuterons avec lui de ce que nous voulons faire.
Après avoir mangé dans un restaurant-bar local, nous retournons à l'hètel pour dormir.
Posted by dns777 on October 17, 2007
12/10/2007
Nous prenons le bus pour Puno. A part une australienne, nous sommes les seuls touristes. Le bus n'est pas terrible, il a l'air vieux, le chauffeur conduit vite, il part en retard et s'arrête souvent.
Nous arrivons fatigués à Puno (3800m d'altitude), et on commence à avoir mal à la gorge. L'hètel est par contre très bien, une salle de bain avec eau chaude et 5 lits dans la chambre.
Tout est très bon marché à Puno. On dit la ville pauvre, mais niveau touristique tout est au top, aucun problème de sécurité.
13/10/2007
Nous visitons la ville, en particulier sa cathédrale et une autre église, puis le marché d'artisanat où David va faire beaucoup d'achats.
Niveau santé, ça se s'arrange pas trop.
Le soir, nous avons trouvé un salle de jeux vidéos remplie de vieilles bornes d'arcade (Street Fighter, Metal Slug 2, Puzzle bubble...). Nous avons bien entendu fait quelques parties.
14/10/2007
Nous partons pour les iles du lac Titicaca (nous avons réservé avec l'agence la plus réputée vu que ça ne coûte pas trop cher). Nous sommes 12 dans le groupe, ce qui nous semble déjà un peu trop, mais nous apprenons qu'en temps normal nous serions une trentaine ! Notre amie australienne, qui est aussi dans le même hètel que nous, fait partie du groupe.
Titicaca se prononce en fait "Titirara" et signifie "le puma à la peau couleur gris pierre".
D'abord les iles Uros, des iles artificielles qui abritaient un peuple ayant fui les Incas puis les Espagnols. Avant ils vivaient de pêche, maintenant c'est 100% tourisme. On en a d'ailleurs très vite marre tellement c'est de la comédie pour attirer les touristes.
Puis direction l'ile Amantani, où nous allons vivre dans une famille jusqu'au lendemain matin. L'ile est tres calme et compte 4000 habitants. Les gens sont pauvres et touchent assez peu de l'agence pour nous héberger, mais ils se mettent quand même en 4 pour nous réserver le meilleur accueil possible. La nourriture, réalisée à partir de leurs cultures locales, est biologique et presque entièrement végétarienne.
Moi et Olivier sommes hébergés par Violeta et sa famille: son père (Alexandro, agriculteur), sa mère (qui ne parle que Quechua), et sa fille (Betzebe, 5 ans environ). Tous les autres membres de la famille sont partis travailler dans les villes.
Olivier et Betzebe vont tout de suite s'entendre à merveille: elle lui montre ses dessins, il lui montre ses photos.
Nous avons acheté quelques bonnets que Violeta fait. Ils sont chers, mais c'est surtout pour aider sa famille (et ils sont quand même faits main !).
Nous avons surtout visité les temples de Pachatata et Pachamama (le plus important et le plus haut). L'extérieur des temples, car il est interdit d'y entrer. Nous sommes montés à 4200m d'altitude au maximum.
Le soir, nous avons été habillés en costumes traditionnels (pour nous les hommes c'est assez simple: poncho et bonnet péruvien), pour participer à des danses locales. Nous avons beaucoup de mal à danser mais on s'amuse. Le couple de mexicains qui est dans notre groupe a l'air de savoir très bien danser et met une bonne ambiance.
On se couche tèt, on est assez fatigués et on a encore un peu mal à la gorge.
15/10/2007
Après un excellent petit-déjeuner et une toilette sommaire (une bassine d'eau chaude), c'est l'heure du départ. Les adieux sont émouvants.
Nous allons ensuite sur une autre ile du lac Titicaca: Taquile. L'ile est également jolie, et encore plus calme, mais beaucoup moins intéressante au niveau de la visite. Après le repas de midi, nous repartons pour Puno (3h de bateau).
Heureusement qu'il y avait le séjour sur l'ile Amantani, sinon cette excursion n'aurait pas été terrible. Nous comprenons que ceux qui ont visité le lac en un seul jour n'aient pas aimé.
Niveau santé, ça va mieux pour moi et David, mais pas trop pour Olivier. Il est resté se reposer à l'hètel pendant que j'écris ces lignes. Il est vrai que l'altitude de Puno est assez rude pour la santé.
Demain, direction Cusco. Nous ne ferons pas la Bolivie, nous préférons garder le plus de temps possible pour Cusco. Nous pensons aussi faire le trajet Cusco-Lima en avion.
Posted by dns777 on October 16, 2007
08/10/2007
Après 9h de bus de nuit, nous voici à Arequipa. Nous sommes maintenant vraiment dans la cordillière des Andes.
Nous allons directement à l'hètel où nous avions réservé (notre contact Hospitality Club sur Arequipa n'avait malheureusement pas répondu). L´hètel Home Sweet Home est plein de jeunes touristes et l´ambiance y est excellente. Le petit-déjeuner, inclus dans le prix, est grandiose.
Le premier jour, nous n'avons pas fait grand chose: nous nous sommes reposés du trajet, nous nous sommes un peu perdus dans Arequipa, et nous avons réservé pour visiter le canyon de Colca auprès d'un tour operateur local réputé. Nous payons un peu plus cher que dans d´autres agences mais nous aurons une visite en groupe très réduit (maximum 10 personnes).
09-10/10/2007
La visite du canyon dure 2 jours. Nous sommes avec un couple d'allemands et un couple de britanniques. Le guide, Leo, parle français et est très content de discuter avec nous pour parfaire son français. Nous allons d'ailleurs beaucoup parler avec lui, il est très sympathique.
Arequipa est située à 2500m d'altitude, et au canyon nous étions en moyenne à 3500m. Cela demande un temps d´adaptation. Nous buvons beaucoup de thé de coca, qui aide le corps à supporter l'altitude.
L'hètel est super, on peut dire de luxe pour le Pérou: chambre spacieuse et impeccable, buffet à volonté, petit-déjeuner très fourni avec toutes sortes de céréales.
Nous avons pris un bain très chaud dans des thermes au milieu des montagnes et des volcans, avec en fond un groupe local de musiciens.
Le canyon de Colca est une faille géologique de 1350m de profondeur, la plus profonde du monde. Il est continué par la vallée de Colca, avec ses cultures en plateau, dont nous avons eu de magnifiques vues. Le système d'irrigation date du temps des incas.
Nous avons observé les condors, qui peuvent atteindre 3m d'envergure. Ils sont environ 40, et font leur nid sur les falaises.
11/10/2007
Pour notre dernier jour à Arequipa, nous avons surtout visité le monastère de Santa Catalina, qui forme une sorte de mini-village, et est réputé pour ses cloitres.
Nous voulions aussi visiter la cathédrale, mais les heures d'ouverture sont assez restreintes et nous n'avons finalement pas pu.
Nous commençons à voir beaucoup de touristes. Avec le nombre de policiers et d'agents de sécurité qu'il y a, on ne risque vraiment rien. A l'instar des voitures, les policiers se sifflent aussi entre eux sans raison.
En tant que touristes, nous sommes tout le temps harcelés par toutes sortes de vendeurs, aussi bien pour nous vendre un bonbon que pour nous inviter à venir manger dans leur restaurant. Une femme a même fait 200m et traversé la rue pour nous convier à son restaurant.
Posted by dns777 on October 13, 2007
06/10/2007
Réveillés au doux son des klaxons, nous prenons le bus pour Nasca. Il était temps de partir de l´hètel: les WC sont bouchés.
J´ai un peu attrapé la tourista (le restaurant de hier midi ?), mais elle passera vite avec quelques médicaments.
Le décor change: du vrai désert sur fond de montagnes. Nous prenons aussi de l´altitude. Nous sommes enfin dépaysés !
Notre contact Hospitality Club, Edgardo, vient nous chercher à la gare de bus. Nasca est une petite ville, tout est à cèté.
Edgardo parle très bien le francais, et héberge très souvent des touristes. C´est quelqu´un de très sympathique. Il est astronome de formation et travaille actuellement comme conférencier.
L´après-midi nous avons visité Nasca et pu observer l´hygiène péruvienne (de la viande transportée en vrac dans un pick-up à l´air libre et sans réfrigération), puis nous avons assité à une conférence très instructive de Edgardo sur les lignes de Nasca. Les Nasca étaient une civilisation pré-Inca. Le but de ces lignes était que les dieux les voient afin d´obtenir d´eux l´eau, rare et importante pour les Nasca. Les lignes servaient également de lieu de rassemblement pour les cérémonies religieuses ; les Nasca marchaient sur ces lignes.
07/10/2007
Cette journée était chargée en visites.
Le matin nous avons survolé les lignes de Nasca en avion. Comme nous n´étions que 3, le vol s´est fait en avion 4 places. Cette visite aérienne était assez rude: le pilote virevoltait sans cesse afin de nous montrer les figures formées par les lignes sous le meilleur angle. Mon estomac n´a pas tenu le coup.
Puis nous avons réservé le bus pour Arequipa. C´est un bus de nuit et nous partons le soir même.
Pendant que je récupérais des acrobaties en avion, David et Olivier sont allés manger avec Edgardo et José (l´informaticien qui travaille pour Edgardo). Ils ont pu goûter la chincha, une boisson non alcoolisée faite à partir de maïs noir.
L´après-midi nous avons visité un atelier de céramique, qui fait des copies de poteries trouvées dans les ruines Nasca. Nous avons assisté à la réalisation d´une poterie et même pu toucher les exemplaires originaux (oui, les découvertes archéologiques elles-mêmes !). Le potier est également un ami de Edgardo (Edgardo est un peu une célibrité locale, il connait tout le monde et nous fait toujours avoir le meilleur prix).
Ensuite nous sommes allés voir le cimetière de Chauchilla, en taxi. Ce n´était vraiment pas intéressant: nous pensions voir des tombes joliment décorées, il n´y avait que des trous avec des squelettes dedans. Par contre le décor (le désert et les montagnes) était magnifique et tout était silencieux. Nous avons beaucoup discuté avec le chauffeur de taxi qui nous a accompagnés pendant la visite.
Depuis Nasca, on peut voir la plus haute dune du monde (2000m). Il est possible d'y monter et de redescendre en surf des sables.
Le soit nous avons dîné avec Edgardo, qui connaissait encore une fois le patron du restaurant, ce qui nous aurait permis d´avoir un carré VIP si une table ne s´était pas libérée. Olivier a trouvé la serveuse très jolie.
Edgardo et José nous ont accompagnés au bus, et nous avons discuté en attendant. Les adieux étaient émouvants, nous serions bien restés quelques jours de plus.
Et à minuit, nous voilà partis pour 9h de bus.
Posted by dns777 on October 11, 2007
05/10/2007
Nous avons enfin eu une vraie nuit de sommeil, mais une fois de plus bruyante (cette fois-ci c´etaient les coqs qui ont chante toute la nuit).
Nous voyons pour la premiere fois des touristes en masse, qui viennent tous pour visiter les iles Ballestas. La plupart n´ont pas dormi a Paracas meme. Il y a beaucoup de Francais ; ceux avec qui on a parle font la meme boucle que nous, mais pas tous dans le meme sens.
Nous partons pour le tour en bateau des iles (et avons paye une taxe de 1 sole, a priori la premiere d´une longue serie). Nous passons devant un geoglyphe de 200m, dont l´origine est inconnue, puis le bateau fonce vers les iles. Il est obligatoire de bien tenir ses affaires et d´avoir son gilet de sauvetage, tellement ca secoue. Certains n´ont pas supporte et ont vide bruyament leur estomac. Les peruviens conduisent mal et vite aussi en bateau.
Les iles Ballestas sont couvertes d´oiseaux de plusieurs especes (cormorans, goelands, fous, otaries, lions de mer, pellicans, pingouins) et d´etoiles de mer, a qui le climat de Paracas convient tres bien car il ne pleut jamais (30 mm de pluie en 25 ans). La mer a creuse de nombreuses galeries dans la roche.
Un taxi fort sympathique nous amene au bord de la Pan Americana et s´occupe d´arreter un bus pour nous, dans lequel nous aurons le privilege de revoir Le Fugitir pour la 10e fois.
A Ica, le taxi que nous avons pris nous a bien eus: la course ne fait que 3 soles, mais il a compte 2 courses car l´hotel auquel nous voulions aller etait detruit par le seisme et il nous a ensuite conduit a un autre hotel. La somme est derisoire mais nous n´aimons pas le principe.
On dirait que le code de la route se resume a: reponse D, je klaxonne.
L´hotel Comfort porte mal son nom: les lits font penser a l´armee, pas d´eau chaude, l´installation electrique est prete a prendre feu ; bref la norme des hotels bon marche (bon marche pour les touristes). Cela pourrait etre pire: la salle de bains est tout de meme dans la chambre. David et Olivier ont pu faire un peu d´exercice en portant leurs lourdes valides au 3e etage.
Le restaurant que nous visions etait lui aussi detruit, nous avons pris un menu a 5 soles dans un petit restaurant. Nous avons tres bien mange, avec toutefois un leger doute sur l´hygiene: j´ai trouve un ver dans, ma salade, et David une araignee.
Nous avons ensuite retire un peu plus d´argent et echange a la banque nos gros billets contre des billest plus petits. La guichetiere a ecarquille les yeux en nous voyant etaler nos billets ; cela represente plusieurs mois de salaire pour eux. Puis nous avons ensuite telephone en France et utilise un cybercafe. Tout est tres bon marche: 1 sole la minute vers la France, 1 sole l´heure d´Internet. Dans les cybercafes c´est comme en France: Warcraft et Counter-Strike a gogo.
Le soir nous avons dine dans un restaurant repute (le meilleur du Perou d´apres le chef), une fois de plus en buvant du Pisco, un peu cher mais c´etait vraiment delicieux.
Nous avons termine la soiree en discotheque. Alors que nous allions partir, un group de peruviennes nous a abordes et invites a danser. Une en particulier a mis le grapin sur Olivier, qui a eu besoin de l´assistance de David pour s´en defaire. Les intentions de ces filles ne semblaient pas tres honnetes, alors nous avons fini par partir malgre leur insistance.
Nos aventures n´etaient pas finies car en sortant de la boite, 2 jeunes un peu emeches nous ont propose leur "protection", tout en commencant a fouiller les poches de David, qui a refuse fermement. Mais ils nous ont suivi a distance jusqu´a l´hotel, et pour terminer ils sont passes a nouveau a cote de nous, en me palpant. Heureusement que ce n´est pas alle plus loin.
Posted by dns777 on October 6, 2007
04/10/2007
C´est a partir de Chincha et surtout a Pisco que le seisme a fait des ravages. On voit beaucoup de tentes, de chantiers et de tas de gravas qui etaient auparavant des maisons, des hotels...
Arrives a Pisco, nous nous demandions si nous allions trouver un endroit ou dormir, alors nous avons pris le premier taxi qui nous a acostes pour aller a Paracas, ou nous avons reserve un hotel et une visite pour les iles Ballestas.
Paracas est un petit village touristique de bord de mer, qui serait completement ignore s´il n´etait pas le point de depart des excursions pour les iles. Ici nous avons l´impression d´etre dans n´importe quelle station balneaire, pas au Perou.
Le tarif des visites est plus cher qu´a l´habitude car il y a tres peu de touristes (a cause du seisme). Et effectivement nous n´avons vu quasiment aucun touriste dans les rues. En fait le meilleur moyen pour nous d´aider cette region sinistree est de faire marcher le tourisme.
Il se pose pour nous un probleme: nous avons eu des billets de 100 nouveaux sols lors du change, mais cela est beaucoup trop. Quelques soles suffisent pour la plupart des depenses, au maximum 10 ou 20 soles. Les commercants n´ont en general pas la monnaie sur 100 soles. La seule chose a laquelle un billet de 100 pourrait nous servir serait de nous payer une prostituee de luxe !
Nous avons termine la journee en allant manger un plat de poisson (du chita a la plancha) dans un restaurant au bord de la mer, accompagne d´un Pisco (un cocktail local, assez fort). Tout cela coute tres cher pour un peruvien mais pour nous c´est bon marche.
Nous avons de l´eau tiede a l´hotel, c´est presque un luxe.
Heureusement que nous comprenons l´espagnol, il aurait ete tres difficile ce voyage dans ces conditions sinon.
Posted by dns777 on October 5, 2007
02-04/10/2007
Nous sommes arrives mardi a Lima et nous avons deja beaucoup a raconter.
Notre vol est arrive en retard a Madrid et apres quelques minutes d´hesitation nous nous sommes rendu compte que notre correspondance pour Quitto etait dans un autre terminal a 20 mn de la et que l´embarquement commencait. Nous avons attrappe de justesse la navette (les portes se sont refermees presque sur nous) et termine en courrant. Et au final l´avion (A340-600) est parti 1h en retard a cause d´un probleme technique.
11 "petites" heures plus tard, nous etions en Equateur. La deja on se rend compte que nous ne sommes plus en Europe: il faut remplir des questionnaires, passer la douane. Ah ! la douane ! David a commence a parler avec les douanieres et, quelques minutes plus tard, nous discutions avec tout un groupe de filles, toutes des douanes. Un homme s´approche, nous pensios que c´etait leur superieur qui venait leur dire de reprendre le travail, mais il s´agissait seulement d´un collegue, encore plus deconneur. Nous leur avons appris quelques mots de francais et nous aurions pu dormir chez elles si nous etions restes a Quitto.
Et apres un dernier vol (en A319) et quelques formalites de plus nous voici enfin a Lima. C´est finalement Luis, un ami de notre contact Hospitality Club, qui va nous heberger. Nous sommes assaillis par les taxis, mais Luis nous amene vers les taxis meilleur marche. Il n´aurait pas fallu que le taxi soit moins cher: il faisait beaucop de bruit, n´avait plus de ceintures, pas trop de phares et le conducteur ne donnait pas l´impression d´y voir tres bien ! Le trajet en taxi nous donne deja un avant gout de la circulation au Perou: c´est l´anarchie !
Nous sommes accueillis a Callao (le port de Lima, en banlieue) par la famille de Henry (nous n´arrivons toujours pas a prononcer son nom a l´espagnole), un ami d´enfance de Luis. La maison ne paie pas de mine (comme tout ici), mais elle est de construction recente. La famille est tres gentille et nous nous couchons extenues a 2h du matin, apres avoir parle un peu.
Malgre la fatigue, nous nous levons seulement 4h plus tard, reveilles par des bruits de klaxon, et aussi a cause du decalage horaire.
Le bruit s´explique rapidement en regardant dehors. Nous sommes au bord d´une avenue et il n´y a aucune signalisation sur les routes, aucun panneau indiquant les priorites. Tout le monde route vite et klaxonne a chaque intersection. Meme quand il y a une signalisation, elle n´est pas respectee (nous avons vu notre taxi laisser le passage aux voitures qui avaient un stop).
La television peruvienne parle de problemes similaires a ceux que nous avons en France: des greves, des producteurs mecontents des prix, des affaires de politique. Le cout de la vie a Lima est environ 4 fois inferieur a celui de la vie en France.
La nourriture de tous les jours, a base de riz et de poulet, est tres bonne et saine.
Luis nous amene a un petit bureau de change dans un marche couvert, puis nous allons chez lui pour acceder a Internet (au Perou aussi il y a l´ADSL). C´est tres pratique d´etre guides par un peruvien, sinon nous devrions payer le "tarif touriste" et nous n´aurions jamais compris comment prendre les minibus. Luis est comme nous amateur d´animes, mais au Perou ce n´est pas du tout aussi repandu qu´en France.
Le soir, nous avons fait une petite fete chez Henry, avec plusieurs de ses amis. Ils forment un groupe de musiciens et ont tous joue pendant la soiree. Luis chante et Henry est a la basse. La mere de Henry, Señora Rosa, avait aussi invite de la famille et des amis a diner, avec qui nous avons egalement discute. Cette soiree est vraiment tres sympathique.
David, toujours debordant d´energie, est ensuite alle dans un bar avec Luis. Olivier et moi sommes alles nous coucher, nous etions trop fatigues. Il faut faire attention dans les bars: il y a des femmes qui mettent des drogues dans les verres des touristes pour les endormir et les detrousser.
J´ecris ces lignes dans le bus pour Pisco. Nous sommes bien contents de ne pas avoir loue de voiture. Le Perou n´a rien a voir avec l´Espagne; ici il n´y a vraiment rien pour aider a se reperer, les routes sont deja en mauvais etat a Lima (alors je n´ose pas imaginer dans la montagne), c´est assez dangereux. Il semblerait aussi que ce soit assez couteux, entre les peages et l´essence.
Le bus est aussi bon que ceux qu´on trouve en France, alors qu´il est pourtant loin d´etre un des plus chers. Les films diffuses sont comme dans l´avion: des films americains doubles ou sous-titres espagnol.
Pour le moment le ciel est tout le temps gris et il fait un peu frais, il parait que c´est comme ca le printemps ici. Les peruviens sont tres gentils; le danger vient uniquement d´une minorite de voleurs.
Le decor entre Lima et Pisco est assez desertique et il y a beaucoup de bidons-villes. Nous commencons a voir les traces du seisme.
Posted by dns777 on October 5, 2007
Ca y est, après des mois de préparation, nous partons demain matin pour le Pérou, pour un voyage non organisé guidé par nos intuitions et la vie.
Nous partons à l´aéroport avec la 504 du père, les bagages dans la grosse remorque avec des bâches par-dessus contre la pluie, et deux ceintures de sécurité pour trois.
Il est déjà temps d´aller se coucher, la journée qui arrive sera très longue: lever à 4h du matin, arrivée à Lima vers minuit (heure locale ! en France ça fait 7 heures de plus).
Posted by dns777 on October 1, 2007
Voici 2 petits jeux fort sympathiques, en flash:
Un premier tout mignon avec un lapin ;)
Très simple, mais les scores à battre se mesurent en millions voire milliards !
Merci aux membres du channel #gto_fansub pour ces jeux.
Posted by dns777 on March 7, 2007
rTorrent est un client Bittorrent en console (*ncurses) pour nix (Linux, FreeBSD, ...) particulièrement performant. Contrairement au client officiel ou à Bittornado, il n'utilise que très peu de ressources et propose une interface très complète (mais déroutante pour le débutant).
Couplé à screen ou dtach, c'est l'idéal pour télécharger ou seeder depuis un serveur dédié.
Ce tutoriel a été écrit pour la version 0.7.1, et suppose un minimum de connaissances dans l'utilisation d'un système unix.
L'installation ne devrait pas poser de problème, puisque des packages sont disponibles pour la plupart des distributions. Sinon vous devrez le compiler.
Profitez-en pour installer screen ou dtach si ce n'était pas déjà fait.
Pour le reste vous n'avez pas besoin d'être root, sauf si vous voulez lancer rTorrent sur un port inférieur à 1024.
rTorrent dispose d'un fichier de configuration qui vous évitera de taper une ligne de commande interminable ;)
$ nano -w ~/.rtorrent.rc
Je vous propose ce fichier de configuration, assez simple:
download_rate = 2048
upload_rate = 2048
directory = ./data
session = ./session
port_range = 6881-6999
port_random = no
check_hash = yes
max_memory_usage = 268435456
encryption = allow_incoming,enable_retry,prefer_plaintext
schedule = watch_directory,15,15,load_start=./torrent_active/*.torrent
schedule = tied_directory,15,15,start_tied=
schedule = untied_directory,15,15,stop_untied=
Les limites de vitesse en download et upload (download_rate et upload_rate, en Ko/s), ainsi que la limite d'occupation mémoire (max_memory_usage, en octets), devront probablement être adaptées à votre cas.
Il existe beaucoup d'autres options, détaillées dans man rtorrent .
Il faut créer quelques dossiers pour les téléchargements: (/mon/gros/disque/dur doit évidemment être remplacé par le dossier dans lequel vous souhaitez stocker vos fichiers)
$ cd /mon/gros/disque/dur
$ mkdir bt
$ mkdir bt/data
$ mkdir bt/session
$ mkdir bt/torrent_active
$ mkdir bt/torrent_inactive
Je vous propose également 2 scripts minuscules. Un pour lancer rTorrent en arrière plan dans un screen:
$ nano -w ~/btlaunch.sh
cd /mon/gros/disque/dur/bt
screen -dmS bt nice -n 15 rtorrent
L'autre pour voir la session rTorrent lancée par le premier script:
$ nano -w ~/btview.sh
stty stop undef
stty start undef
screen -r bt
$ chmod 755 ~/bt*.sh
Lancez rTorrent :
$ ~/btlaunch.sh
Avec la configuration que je vous ai fait faire, les téléchargements se lancent très facilement, en plaçant le torrent dans le dossier torrent_active . rTorrent va automatiquement détecter l'ajout du torrent et lancer le téléchargement. Vous trouverez les fichiers téléchargés dans le dossier data .
Si vous avez déjà téléchargé ailleurs les fichiers, placez-les dans le dossier data , nommez-les exactement comme dans le torrent, et rTorrent démarrera en seed lorsque vous ajoutez le torrent.
Pour arrêter un téléchargement ou un seed, déplacez le torrent dans un autre dossier, par exemple torrent_inactive .
Pour toutes les opérations, il faut passer par l'interface console:
$ ~/btview.sh
L'interface affiche beaucoup d'informations, est prévue pour un clavier qwerty et dépasse les 80 colonnes de large si on veut vraiment tout voir :/
L'utilisation de l'interface est décrite dans le guide utilisateur et dans man rtorrent .
Rappel: il faut taper Control-A D pour détacher un screen (c'est à dire remettre la session rTorrent en arrière plan sans la terminer).
Les flèches Haut et Bas permettent de choisir un torrent, la flèche Droite amène aux détails de ce torrent, la flèche Gauche ramène au menu principal.
Control-S démarre un torrent, Control-D arrête un torrent démarré ou efface un torrent déjà arrêté, Control-K ferme tous les fichiers ouverts par un torrent (je vous conseille de d'abord l'arrêter), Control-R force la vérification des fichiers du torrent.
Control-Q quitte rTorrent (et arrête donc tous les téléchargements en cours!).
La ligne tout en bas affiche la limite d'upload/download, la vitesse actuelle d'upload/download, le port utilisé, le nombre global de slots d'upload utilisés/disponibles, et le reste est moins important.
Voici quelques conseils pour seeder à plusieurs Mo/s depuis un serveur dédié.
Si votre fournisseur ne limite pas votre bande passante, c'est probablement votre disque dur qui va vous limiter. Dès que vous faites trop de requêtes simultanées, le serveur va ralentir et passer presque tout son temps à attendre que le disque dur réponde, même si rTorrent lui-même n'utilise pas beaucoup de CPU. Cela se traduit par une charge (load) élevée.
Il faut donc limiter le nombre de slots d'upload. Cela se règle par torrent uniquement et non pas globalement. Il existe bien une limite globale calculée automatiquement en fonction de la vitesse limite d'upload, mais ici elle est largement supérieure à ce que le disque dur peut supporter.
Par défaut cette limite est à 15 slots par torrent. Cela peut paraitre peu, mais c'est déjà suffisant pour utiliser beaucoup de bande passante. Vous ne devez essayer d'augmenter cette limite que si vous n'arrivez pas à utiliser toute votre bande passante.
Si vous avez beaucoup de torrents ouverts à la fois, il se peut que 15 slots par torrent ce soit déjà trop.
Cette limite peut être consultée et modifiée torrent par torrent, dans l'interface (voir le guide utilisateur).
Le script de lancement que j'ai donné diminue la priorité de rtorrent afin que les autres processus du système ne soient pas trop ralentis par rtorrent.
Vous pouvez également essayer d'augmenter la taille des buffers pour réduire la charge sur le disque dur. Vous trouverez des infos là-dessus et sur quelques autres réglages sur cette page. Exemple à ajouter au fichier de configuration:
send_buffer_size = 1048576
receive_buffer_size = 1048576
Derniers détails:
Vérifiez bien que votre fournisseur autorise le trafic P2P sur son réseau.
Je vous conseille très très fortement de ne lancer que des torrents parfaitement légaux sur votre serveur dédié. Vous êtes beaucoup plus visible qu'un simple utilisateur d'adsl, et Bittorrent n'est pas anonyme.
Ne vous attendez pas à pouvoir utiliser 100% de votre bande passante tout le temps, à moins d'avoir acheté de la bande passante garantie (prix de détail: environ 150 EUR le Mbps).
rTorrent a une interface complexe, mais c'est le meilleur client Bittorrent console que j'ai pu voir. Une fois pris en main, c'est un régal de l'utiliser sur un serveur dédié :)
Posted by dns777 on March 6, 2007
Death Note a un nouveau générique à partir de l'épisode 20:
Générique d'ouverture
Générique de fin
Cela surprend beaucoup à la première écoute. C'est du métal et pas du calme ;)
Le générique d'ouverture est vraiment délirant (surtout Ryuk qui court après une pomme) et me rappelle du Coal Chamber.
C'est en tout cas excellent, celui d'ouverture comme celui de fin. Ce n'est pas une blague, j'ai vérifié sur le raw de l'épisode 20 (dispo chez Sayaman).
Posted by dns777 on February 27, 2007